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J'ai le coeur à l'envers, la peau de travers. le souffle me manque, et j'ai peur. Je suis terrorisé par la froideur, mes os en tremblent. Ma tête implose et me fait grimacer . Je tente de rester insensible à cette perte de chaleur angoissante et étouffante. J'ai mal, mal de ne pas pouvoir continuer à prendre de ton air. Ne perd pas, ne perd pas la joute, car les pions doivent sensiblement rester debout, accrochés, ancrés à mon cou. Tout se brouille, les yeux secs remplis de larmes. J'en peux plus de ces pleurs enfantins qui ne mènent à rien. Libère moi de ces cordes si raides qui m'étranglent et qui m'empêchent de rester conscient dans ce monde désilusionné, sans raison. Est-ce que je peux quand même te prendre la main, les liens au cou, et m'enfuir en courant avec toi. Je ne sais pas où, je ne sais pas comment, mais est-ce qu'on pourrait, dis-moi? tu vois, moi, ces banalités et cette foutue même rengaine, j'en ai plus que marre. suis-moi, serre moi, on pourrait peut-être s'envoler...

# Posté le lundi 03 août 2009 00:18

hm.

hm.
Sometimes
when
you're
young,
you
think
nothing
can
hurt
you,
it's
like
being
invincible.

# Posté le lundi 23 février 2009 23:07

écriture automatique

J'ai le goût de me rouler par terre, de rouler jusqu'à ce que j'aie mal à la tête, mal aux bras, aux jambes, à tout mon corps. Et rouler, rouler jusqu'à ce que je vomisses mes entrailles. Roule, roule, roule jusqu'à ce que je tombes, que je tombes dans un trou noir, dans l'inconscient de mes obsessions préconçues... Tourne, tourne, tourne... jusqu'à ne plus voir que des étoiles devant les yeux, jusqu'à ce que je perde la tête et que mes pensées qui me rongent l'accompagne... Je glisse, glisse sur tout ce que je trouve, sur tout ce que je rencontre... j'amène tout, je prends tout, le monde est à ma portée, à moi seul...

# Posté le mardi 20 janvier 2009 20:56

défoulement

je suis inquiet de ce que je vais devenir, de ce que je pourrais devenir. en fait, je sais même pas qui je suis, je pourrais pas te dire.... la vie est si difficile, si dure à cerner que ça en vient compliquer d'en saisir le sens... parce que la vie est si fragile, et on est tellement déséquilibré autant mentalement que physiquement qu'on arrête pas de tomber... la chute se fait si rapidement que ça devient aberrant de croire qu'on pouvait rester debout, sur son piédestal... notre bonheur est si fragile.... j'en ai marre de sans cesse me voir défaillir, me voir pleurer.... pour des choses qui n'en veulent peut-être pas la peine.... je voudrais seulement que tout soit moins compliqué, qu'on puisse y comprendre quelque chose....

# Posté le mardi 28 octobre 2008 12:16

Travail final poésie - Mai 2008

Travail final poésie - Mai 2008
Mon c½ur est en pleurs, ma tête explosive, mon corps trop lourd me pèse et me supplie de le garder debout, de l'empêcher de chuter dans le néant. Il tente de ne pas s'effondrer dans un trou noir, profond, où l'espoir n'est plus permis, n'est plus accessible.

J'ai si mal, si mal à mon corps si fragile et si frêle. Mes yeux saignent de ce sang maladroit qui couvre ma dépouille entière de blessures si froides et amères. Mon cadavre flotte et s'étend dans cette matière rouge où la souffrance et les cris ne font que m'agacer et s'accrocher à ma tête.
Je ne m'en vais nulle part, je tremble et mes sens ne répondent plus. Rien ne va, plus rien ne va et je tente de m'accrocher solidement à la vie qui me glisse d'entre les doigts. Tel un funambule marchant sur la corde raide, j'essaie de ne pas perdre pied et de rester debout. Mes pieds, eux, tendent à se tordre et à se laisser aller.

J'essaie de courir aussi vite que je le peux pour fuir cet abîme qui veut me manger, me mordre et m'entraîner avec lui. Mais mon souffle se perd, me perd. Je suis tellement épuisé que mon âme est en perte de souffle, en perte de tout. Je perds mes armes, je perds mon âme. Je n'ai plus envie de courir, ni de me battre parce que vous voyez, prendre la fuite, j'ai fais ça toute ma vie.

Pourquoi la mort? Parce que je me heurte sans cesse à elle, chaque jour, chaque heure et chaque seconde. C'est une captivante obsession qu'est cet arrêt définitif, ce retour à la poussière. On naît seul et on meurt seul : une grande histoire de solitude. J'ai plein de taches recouvrant mon cadavre, des cicatrices permanentes qui ne s'effacent plus, qui me brûlent de la chair jusqu'au c½ur, mon c½ur qui ne pleure plus, qui ne bat plus. Je vous laisse en souvenirs mes déchirures, mes maux pour vous infliger ma douleur.

# Posté le lundi 06 octobre 2008 22:22